Pourquoi ce projet ?
Seulement 10 capteurs publics de qualité de l’air à Paris !,
co-produire la mesure environnementale avec les citoyens,
imaginer de nouveaux services urbains,
ajouter une dimension ludique, esthétique, sensible à l’objectif de la ville durable.
Dans plusieurs villes du monde, des projets cherchent à faire participer les citadins à la mesure environnementale, d’une manière complémentaire aux mesures de “haute résolution” que proposent des capteurs tels que ceux d’Airparif (60 pour toute la région parisienne).
La “montre verte”/Citypulse s’inscrit dans ce mouvement dont la dimension citoyenne est évidente, mais en l’enrichissant de trois manières :
1. Une démarche de design, de l’objet et des services associés, pour faire de la mesure environnementale un acte quotidien et familier,
2. Le rassemblement d’acteurs publics territoriaux, d’entreprises, de chercheurs et d’associations, pour s’assurer que le projet enrichit la connaissance et le débat sur l’environnement urbain, sans opposer mesures “officielles” et “citoyennes”,
3. L’ouverture du dispositif, via la plate-forme Citypulse qui accueillera d’autres mesures issues d’autres dispositifs physiques.
Quelles sont les composantes du projet ?
L’objet “montre verte” est un objet familier, esthétique et quotidien, qui emporte une montre, une puce GPS, un capteur de l’ozone et un capteur de bruit. À un rythme prévu à l'avance, ou bien à la demande de son porteur, la montre prend des mesures et les enregistre. Ces mesures sont à “basse résolution”, ce qui permet d'utiliser des capteurs légers et qui n'exigent pas de maintenance : elles indiquent si la qualité de l'air est, par exemple, “bonne”, “correcte” ou “mauvaise”.
L’application sur le mobile
Grâce à une application embarquée, développée par SFR, les mesures d’ozone et de bruit sont restituées à l’utilisateur via l’écran de son téléphone mobile. Ces mesures sont présentées sous la forme d’un œil dont la couleur de la pupille varie en fonction de la qualité de l’air, et celle de l’iris en fonction
du niveau de bruit. Les données (après anonymisation) sont ensuite transmises via le réseau 3G+ de SFR à une plate-forme commune, soit en temps réel, soit le soir par synchronisation. SFR a également développé une fonctionnalité de géolocalisation des montres vertes en complément de la couverture GPS.
La plate-forme Citypulse stocke toutes les mesures qui lui sont transmises, horodatées et géolocalisées. Elle met ces données à disposition de quiconque veut les exploiter et s’engage à respecter une charte éthique. Ces exploitations peuvent être publiques (ex. cartographie, repérage de “points chauds”, débat publics), citoyennes (alerte, analyses alternatives…), artistiques, ou commerciales (ex. services destinés aux asthmatiques).
Ses spécifications ouvertes lui permettront par la suite d’accueillir d’autres mesures issues d’autres dispositifs que la “montre verte”, d’où qu’ils proviennent.
Un pilotage et une observation ouverts et communs. Le but ultime du projet est de changer la manière d’envisager la “ville durable”. Pour cela, le projet associera d’emblée les acteurs publics, les entreprises et les associations. Ils définiront ensemble la gouvernance du système, ses critères de succès, ses chartes d’usage. Ils analyseront ensemble les retombées de l’expérience, à partir d’une observation menée par un laboratoire universitaire.
Quel est l’objectif de l’expérimentation ?
Les expérimentations qui se dérouleront doivent permettre de :
tester les techniques et les architectures employées,
faire vivre la plate-forme Citypulse et d’en faire exploiter les données par différents acteurs comme les acteurs publics, chercheurs, artistes, entreprises, militants, etc.,
de produire et partager un retour d’expérience en vue d’une extension du projet.
Les résultats des expérimentations seront publics.
Système
La “montre” est un boîtier avec une sangle pour pouvoir le fixer au poignet. À l’intérieur sont contenus un capteur d’ozone autonome (pas besoin de changer un filtre), un capteur de décibel et une puce GPS. Le boîtier relève les données et les envoie à un téléphone portable qui l’accompagne. La connexion entre les deux appareils se fait à travers le réseau “bluetooth”. Le rythme d’envoi des données est programmable et peut atteindre un signal par seconde, générant ainsi un état des lieux en temps réel.
Le téléphone portable affiche une application “Java” qui visualise les données recueillies sous la forme d’un cercle. La couleur du centre du cercle varie en fonction de l’intensité du volume sonore, de noir à rouge. Le contour du cercle s’agrandit et rétrécit en fonction du niveau d’ozone. Il est ainsi possible pour l’utilisateur de voir les paramètres de pollution lors de l’expérience.
Toutes ces données sont envoyées vers un serveur qui les stocke. L’application de visualisation va chercher ces données et les met en forme. Le résultat final est donc une carte qui géolocalise les niveaux de pollution à partir des parcours individuels des porteurs de la montre. Cette cartographie est accessible à partir d’Internet.
Programme des expérimentations
Le 15 mai 2009 : apérotif festif avec les habitants du IIe arrondissement de Paris et notre partenaire Quartier numérique, au cours duquel nous présenterons pour la 1re fois au public les prototypes et proposerons aux participants qui le souhaiteront de parcourir le quartier équipé de la montre verte. Une cartographie en temps réel permettra de suivre les différents parcours des porteurs de la montre verte et de commenter collectivement et publiquement les mesures de l’ozone et du bruit réalisées par les participants.
Dans le cadre de Futur en Seine, plusieurs événements sont programmés ;
Le 25 mai , en partenariat avec la Maison Populaire de Montreuil et le club écologique du collège Jean Moulin, 15 adolescents porteront la montre verte. Le 8 juin, les résultats de ces captations seront commentés collectivement en présence des collégiens.
Le 4 juin : workshop montre verte à la Cité des sciences. Dans le cadre du colloque Hyperurbain 2 co-organisé par la Fing et le laboratoire Paragraphe de l’Université Paris 8, ce workshop sera l’occasion de faire porter la montre verte par des chercheurs et de discuter en atelier des résultats
et au-delà des perspectives nouvelles en matière de services urbains et de cartographie urbaine que préfigurent les premiers prototypes de la montre verte.
Du 29 mai - 7 juin : montre verte à la wikiplaza. Cartographie quotidienne et collaborative de la place de la Bastille par les visiteurs de la wikiplaza équipés de la montre verte.







